Vous pouvez naviguer avec CTRL + Clic gauche si vous souhaitez consulter mes articles ou des hyperliens sans flèche, dans des onglets séparés.
Le Soleil sur la Terre!
Cela fait 16 ans que j’habite aux abords de l’EPFL. Je suis passée des centaines de fois, en marchant, en courant, en voiture ou à vélo, devant le Swiss Plasma Center (SPC), en me demandant quelles «étranges» activités abritaient ses bâtiments, en particulier ce haut édifice au toit en demi-cercle, écrin du Tokamak.
Et enfin, ce samedi 29 avril, les portes de ce centre suisse dédié à la recherche en physique des plasmas, la fusion thermonucléaire ou plus poétiquement, l’énergie des étoiles se sont enfin ouvertes, à la faveur d’un week-end «Portes ouvertes» qui a attiré une foule de joyeux curieux de tous âges. Même si le cœur du Tokamak, sa chambre à plasma tapissée de tuiles en carbone n’était pas visible, quel plaisir de découvrir cette installation de recherche « d’une énergie prometteuse pratiquement illimitée, propre, sûre et à un coût abordable pour répondre aux besoins en énergie de toute la planète » (Bulletin AIEA), bien qu’à un horizon encore lointain.
Un immense Merci à l’équipe d’organisation de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne d’avoir mis en place cette magnifique manifestation.
Un immense Merci aux guides du SPC pour leurs explications, leur capacité de vulgarisation, leurs réponses à mes questions, chacun apportant un éclairage un peu différent selon sa formation et son activité.
La physique des plasmas est une discipline gourmande en calculs et basée sur la simulation, dont les superordinateurs ont permis l’éclosion.

En 1986, la Suisse accueille au centre de calcul de l’EPFL son premier superordinateur de l’entreprise Cray Research Inc.: un Cray 1S. Fraîchement rénové, il est visible au Musée Bolo. La cheville ouvrière de sa venue en Suisse est un physicien des plasmas, Ralf Gruber, aujourd’hui retraité mais qui, alors, avait besoin des meilleurs outils pour faire avancer sa discipline. Ces machines pionnières ont permis à des scientifiques de talent de l'EPFL, dont il fait partie, de se distinguer notamment en remportant en 1989, grâce à un programme haute couture, le prestigieux "Cray Gigaflop Performance Award" (devant la NASA !), et contribuer au rayonnement de notre petit pays. Quelques-uns de ces géants au design unique, ancêtres de nos smartphones, F1 en leur temps du calcul scientifique, vous attendent au Musée Bolo:, Musée suisse de l’informatique, de la culture numérique et du jeu vidéo (sur le site de l’EPFL) dans l’exposition "Seymour Cray, le Superman des superordinateurs".

Laissez-vous tenter par une visite guidée" sont possibles !
Aperçu d'avant visite en mots et en images: "Mémoire vives"
Excellente découverte!
Anne-Sylvie
Dossiers complets
🔹 IAEA Bulletin, 05/2021
🔹 Denis Delbecq, La fusion nucléaire n’est plus une utopie, Le Temps - 13/12/2022

